La Caisse Populaire
La caisse Populaire de Saint-Norbert a été fondée le 6 août 1939 par l'intermédiaire de Monsieur l'Abbé Charles-Omer Rouleau.
Voici quelques "trésors d'histoire" que nous avons dénichés en feuilletant les archives.
C'est ainsi qu'il est écrit à la première page, du tout Premier registre des procès-verbaux: "...Une assemblée fut convoquée le quatorzième jour de septembre mil neuf cent trente-neuf, sous la présidence de M. P. Auguste Laporte.
Souvenirs de Pierre-AiméPierre-Aimé Rondeau se souvient de cette époque, où le local occupé par la Caisse Populaire se trouvait dans la salle à dîner de la maison de ses parents, au 1861 Rang Sud. Dans ce temps là, il n'y avait pas de joli comptoir, de bureau du directeur, de guichet automatique ou d'entrée électronique: le client passait par la porte de côté, la même qu'utilisait la famille, traversait la salle à manger et se rendait à l'avant de la maison, à une table spécialement réservée aux transactions. De plus, on pouvait se présenter à toute heure du jour, du soir ou de la fin de semaine et on était sûr d'obtenir les services souhaités de la Caisse, même si on était parfois un client couche-tard, arrivant toujours vers 22h30 pour jaser jusqu'à minuit. Lorsque la mère de Pierre-Aimé voyait venir un de ceux-là au loin, elle éteignait les lumières: " Cette fois-ci, on se couchera plus tôt! " disait-elle. Les procès-verbaux relatent que ce n'est qu'en 1945 que des heures d'ouverture ont été établies: 9 heures AM, 4 heures PM, dimanche 1 heure après la grande messe, samedi fermé. Ce que les procès-verbaux ne disent pas, mais dont Pierre-Aimé se souvient, c'est qu'on expédiait assez rapidement les séances de la Commission de crédit pour jouer une partie de cartes chez Oscar. Il y avait également l'Abbé Rouleau qui prenait plaisir à inspecter les livres du fonctionnement de la Caisse pour profiter d'un bon dîner chez Marie, la femme d'Oscar, qui lui préparait un de ses bons repas... toute honorée qu'elle était que l'Abbé Rouleau ait choisi sa table! M. Rondeau se rappelle aussi que durant la première année d'existence de la Caisse, le vicaire Malo transportait l'argent tous les soirs jusqu'au coffre-fort du presbytère et le ramenait à la Caisse le lendemain matin. Ce n'est qu'à la réunion des administrateurs du 10 février 1941 qu'on discuta de la nécessité d'acheter un coffre-fort. D'ailleurs, à cette rencontre il fut aussi question de la possibilité de donner un salaire au gérant, jusqu'alors bénévole, mais ce n'est que le 3 décembre 1942 qu'il est proposé de donner à M. Oscar Rondeau un salaire de 150$ pour l'année 1941-1942. Durant la période où la Caisse ne possédait pas de coffre-fort, Pierre-Aimé allait chercher de l'argent à la Banque Canadienne Nationale de St-Félix-de-Valois, vu qu'il s'y rendait de toute façon pour y vendre ses oeufs et en rapporter de la moulée, avec sa voiture et son cheval. Il m'a raconté qu'un jour, sûrement grâce à sa présence d'esprit, il a évité de justesse que trois gars, à l'air louche et prétextant une panne d'automobile, ne lui volent le magot! Oscar, le père de Pierre-Aimé, était gérant et Lucie, sa soeur, tenait la Caisse. Quand Lucie s'est mariée, la Caisse a nommé un autre gérant. Souvenirs de MadoÀ travers ces "trésors d'histoire", on apprend qu'en mars 1946: "... Proposé par Georges Denis, appuyé par William Dubeau que le gérant soit autorisé à acheter une arme à feu au nom de la Caisse Populaire et qui en sera propriétaire...", et qu'en juillet de la même année: "... que M. Maurice Ferland soit nommé secrétaire gérant et directeur et résolu que Mlle Madeleine Laporte est reconnue assistante du secrétaire gérant...". "... Dans notre paroisse de 20 familles, nous avons maintenant 203 sociétaires...". "... Et nous commencerons notre huitième année sociale avec des réserves au montant de 1,331.58$...", on y lit aussi qu'en août 1947: "... que le salaire de la secrétaire Madeleine Laporte soit augmenté 540,00$ par an et qu'en considérant ce prix, si le gérant dans un avenir rapproché cédait ses fonctions la secrétaire, le salaire resterait le même..." |
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