Historique

Saint-Norbert devient accessible par train (vers 1905).

Monsieur Pierre Lavallée remporte la médaille d'or du Mérite Agricole (1908).

Monsieur Arsène Denis devient le premier président de la Coopérative Fédérée (1922).

Fondation de la Caisse Populaire de Saint-Norbert le 6 août 1939.

Construction de la première usine Dubeau & Frère en 1946.

Contruction d'une école moderne en 1956.

Modernisation du village en 1976.

Naissance du petit journal Le Récréatif en 1983.

Fraternité du 150e de Saint-Norbert (1998).






 

 


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    Saint-Norbert devient accessible par train (vers 1905).

La gare de Saint-Norbert

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    Historique

    Vers la fin du 19e siècle, la Compagnie du Grand Nord achète le terrain nécessaire à la construction de la voie ferrée qu'elle se propose de mettre en place. Le projet, bien évidemment, réjouit toute la population de Saint-Norbert. Quant au choix du site, alors là, c'est autre chose. La majorité opte en faveur d'un trajet qui voisinait le village ce qui avantagerait les voyageurs. Les responsables de la compagnie ne s'objectent pas à ce détour si on leur verse un certain montant d'argent. Une minorité, mais non la moindre, paraît-il, désire la voie ferrée dans le bas de la paroisse, car le site serait plus accessible, plus propice au chargement du foin et des animaux. La dispute s'engage montant sans cesse d'un cran, entre les deux groupes. Les tractations politiques exacerbent encore plus la rivalité entre les "gens d'en haut" et certaines "gens d'en bas" qui réussissent à avoir gain de cause. Les terrains nécessaires sont donc expropriés en 1899 et les contrats signés en 1900.

    Vers 1905, la locomotive du Grand Nord fait enfin retentir son sifflet dans la campagne environnante, au grand plaisir des norbertois ravis. Il nous apparaît logique de fixer cette date après la lecture de l'album-souvenir de Sainte-Marie Salomé où il est écrit "qu'en mars 1901, la compagnie Châteauguay-Nord construisait un prolongement de ligne de chemin de fer Montréal-Joliette dont le tracé passait à un mille et demi à l'est du village de Sainte-Marie Salomé. Cette nouvelle ligne est inaugurée officiellement le 15 décembre 1903 par le passage du premier convoi dans lequel prenaient place les dignitaires des gouvernements fédéral et provincial ainsi que les hauts fonctionnaires de la compagnie ferroviaire "Le Grand Nord". Les premiers trains de passagers commencèrent à circuler régulièrement au printemps de 1904. Il apparaît clairement que cette ligne ferroviaire sera prolongée vers Sainte-Elisabeth, Saint-Norbert, Saint-Cuthbert et Saint-Barthélemy peu après. En janvier 1903, le gouvernement du Canada fusionne des lignes qu'il exploitait déjà et de nombreuses autres au succès financier douteux et crée ainsi les Chemins de fer nationaux du Canada, "le chemin de fer du peuple" comme on l'appelle à cette époque-là. Cette compagnie, qui vient d'avaler le plus ancien réseau ferroviaire, le Grand Trunk Railway, possède entre autres 22,000 milles de voies ferrées dont 13,000 aux États-Unis et 50,000 milles de lignes télégraphiques. Avec les années, la gare devient le pôle économique de la petite communauté. On y prend le train vers Joliette ou Montréal à 8 heures AM ou 8 heures PM. Le courrier postal, le bois, le foin, les grains et même les animaux sont acheminés par train. Monsieur Délium Ferland de Ste-Elisabeth, y charge souvent du bétail destiné à l'abattoir, Monsieur Georges Denis y expédie ses moutons de race vers les expositions. De nombreux cultivateurs comme Monsieur Cléophas Denis, Isidore Dauphin, Lucien Roch, Napoléon Poulette et autres entassent dans les wagons de lourdes balles de foin, pesées une à une et portant un éclat de cèdre où est indiqué le poids. Les commerçants et garagistes comme Monsieur Roger Vincent reçoivent leurs marchandises par ce moyen de transport. L'entreprise de Monsieur William Dubeau et Jules Dubeau se voit liver des wagons entiers de bois franc, surtout en hiver. Ces planches sont déchargées et empilées sur un "sleigh à patins" et transportées jusqu'à l'usine par Monsieur Julien Pelland. Que de bois il a transporté, paraît-il, au cours des années! photo

    Le dernier chef de gare fut Monsieur Armand Sainte-Marie qui s'installa en mai 1945, avec sa famille dans cette bâtisse que l'administration du Canadien National avait fait complètement rénover, y ajoutant l'eau courante mais non l'électricité qui n'y entra que quelques années plus tard. Monsieur Sainte-Marie s'occupait de l'entretien de la voie ferrée jusqu'à Saint-Barthélemy tandis que son épouse était responsable de la vente des billets. C'était un homme affable et apprécié, un fervent amateur de hockey et de casse-tête. Certaines personnes, dont Monsieur Gérard Denis, se souviennent du temps où, jeunot, Monsieur Sainte-Marie les invitait à se joindre à lui pour aller voir jouer ses fils au hockey à Sainte-Elisabeth. photo

    Tout ce beau monde embarquait sur la draisine qu'on appelait communément "pompeux", après le souper, et se dirigeait via la voie ferrée vers la paroisse voisine. Rendus à destination, ils rangeaient le petit véhicule dans un garage et marchaient jusqu'à la patinoire au centre du village. Une fois la partie commencée, ils encourageaient les joueurs, se moquant du froid et du vent. On se payait une boisson gazeuse à cinq sous puis, vers neuf heures trente, la draisine prenait le chemin du retour, avec ses passagers gelés mais contents.


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    Monsieur Pierre Lavallée remporte la médaille d'or du Mérite Agricole (1908).

Honneur au Mérite Agricole

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    Ferme de Pierre Lavallée

    C'est à Saint-Norbert, dans le comté de Berthier que Pierre Lavallée est né en 1863. À l'âge de 22 ans, il hérite de la ferme paternelle qui couvre 190 arpents dont 170 labourables.

    Sur sa terre, il produit du lait, du foin et du sirop d'érable et il fait l'élevage des porcs. En 1907, son bilan accuse des recettes de 2,034,88$ et des dépenses de 484,30$, pour un bénéfice net de 1,550.58$.

    Une médaille d'argent (1898) et une médaille d'or (1908) seront décernées à Monsieur Pierre Lavallée dans le cadre du concours du Mérite Agricole. Il est d'ailleurs le seul producteur norbertois à avoir décroché cet honneur.

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      François Lavallée et Geneviève Delorme
      Pierre Lavallée et Alida Tessier
      Napoléon Poulette et Marie-Anne Lavallée
      Georges Poulette et Laure-Yvonne Ducharme

      4 générations ont habitées cette ferme

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    Monsieur Arsène Denis devient le premier président de la Coopérative Fédérée (1922).

      Arsène Denis (1857-1936)

      Un exemple de dévouement

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      Arsène Denis a été le premier président de la Fédérée. Cette marque de confiance venait couronner une longue carrière vouée entièrement à la promotion de l'industrie animale québécoise.

      Natif de Saint-Norbert, comté de Berthier, il devient soutien de famille à la mort de son père alors qu'il n'était encore qu'un jeune homme. En plus de s'occuper de sa mère et de ses quatorze frères et soeurs et de ses propres enfants, il prendra charge de six de ses neveux devenus orphelins. Il pourvoit à la subsistance de cette famille élargie à même les revenus que lui procure sa grande ferme. Il se préoccupe aussi de l'avenir de ses enfants en leur donnant la chance de faire des études. Trois de ses fils suivent ses traces en devenant cultivateurs et les cinq autres embrassent des professions libérales.

      Un éleveur émérite.

      Au-delà de sa carrière d'éleveur, Arsène Denis se laisse tenter par l'élevage des chevaux trotteurs. Mais il abandonne vite cette idée. Il écrira plus tard "je comprends que les chevaux trotteurs convenaient mieux aux gens riches qu'aux cultivateurs grevés de dettes comme je l'étais". Il se tourne vers l'élevage des chevaux de trait de race canadienne. Ces bêtes jouissaient d'une bonne réputation comme chevaux d'utilité générale, mais plusieurs les trouvaient trop légers. Arsène Denis s'attaque à ce problème.

      Il s'intéresse également à la campagne entreprise par le docteur J. A. Couture pour préserver les bovins de race canadienne. Il forme son troupeau avec des sujets de race pure achetés dans le nord du comté de Joliette. Il travaille à l'amélioration de la conformation et du rendement de ses vaches. En leur prodiguant les soins appropriés et en leur donnant une alimentation rationnelle, il parvient à doubler leur rendement annuel qui peut atteindre dans certains cas 10,000 livres de lait.

      Il participe évidemment aux principales expositions du Québec et des provinces voisines, où il peut rencontrer des acheteurs. Il avouait en 1920 que c'est l'élevage des animaux de race pure qui lui avait permis de rencontrer ses lourdes obligations familiales.

      Un homme engagé

      Arsène Denis accepte plusieurs charges publiques durant sa vie. Il s'occupe de politique municipale durant près de 30 ans, dont 25 ans comme maire de Saint-Norbert. En politique provinciale, ses sympathies vont au parti libéral, ce qui lui vaudra la confiance du ministre de l'Agriculture Joseph-Édouard Caron.

      Tout au long de sa carrière, il a été sollicité à diverses reprises par le ministère en qualité d'expert en élevage. Cela l'a conduit jusqu'en Écosse, où il avait reçu la mission d'acheter des porcs et des moutons. Il a également été chargé de l'implantation de chevaux percherons et belges. Au Québec, il a été conférencier agricole et juge aux expositions ainsi qu'au concours du Mérite agricole.

      Mais c'est au sein des sociétés d'éleveurs qu'il s'est dévoué pour l'avancement de l'agriculture. Il a été au coeur de toutes les initiatives visant à améliorer l'industrie animale québécoise. En quarante ans, il n'a manqué l'assemblée annuelle de la Société générale des éleveurs de la province de Québec qu'à une seule occasion et c'était lors du décès de son épouse. Il a siégé à l'exécutif des quatre sociétés d'éleveurs (chevaux, bovins, porcs et moutons) de la province.

      Un coopérateur

      Son souci constant d'améliorer l'agriculture québécoise l'amène à adhérer à la formule coopérative. Il siège d'abord au bureau de direction de la coopérative des producteurs de semences de Sainte-Rosalie. Même s'il n'est alors qu'un simple directeur, il apparaît comme l'homme le plus influent au sein du conseil. De fait, il est mandaté pour participer aux pourparlers préliminaires à la fusion des coopératives centrales.

      Il deviendra le premier président de la Fédérée après la fusion en 1922 et conservera ce poste jusqu'à l'assemblée générale de 1931. Il restera actif au sein des associations d'éleveurs jusqu'en 1934, mais son état de santé le forcera à réduire ses activités. Il est décédé le 3 octobre 1936 à la veille de ses 80 ans.

      Peu d'agriculteurs ont été aussi impliqués socialement qu'Arsène Denis en son temps. Doté d'un bon sens des affaires, il en fait bénéficier les siens d'abord, mais également ses concitoyens. Son mérite exceptionnel a été reconnu par les éleveurs du Québec lors d'un banquet en son honneur au moment de sa retraite en 1934.

      * Jacques Saint-Pierre est l'auteur du livre Histoire de la Coopérative fédérée publié en 1997 aux éditions de l'institut québécois de recherche sur la culture.

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    Fondation de la Caisse Populaire de Saint-Norbert le 6 août 1939.

La Caisse Populaire

    photo La caisse Populaire de Saint-Norbert a été fondée le 6 août 1939 par l'intermédiaire de Monsieur l'Abbé Charles-Omer Rouleau. Voici quelques "trésors d'histoire" que nous avons dénichés en feuilletant les archives.

    C'est ainsi qu'il est écrit à la première page, du tout Premier registre des procès-verbaux:

    "...Une assemblée fut convoquée le quatorzième jour de septembre mil neuf cent trente-neuf, sous la présidence de M. P. Auguste Laporte.
    Étaient présents: M. l'Abbé Gaston Malo ptre, M. Bernard Laporte vice-président, M. Henri Fréchette, M. William Dubeau et M. Oscar Rondeau, gérant.
    Il a été résolu que le gérant doit payer les comptes de papeterie. Il fut secondé par M. Bernard Laporte.
    M. Bernard Laporte propose de prendre une police d'assurance contre le vol pour 1,000$ et une police d'assurance de fidélité d'ici au mois de mai. Il fut secondé par M. Henri Fréchette.
    Le conseil décida de payer 2% sur l'épargne des sociétaires.
    Adopté à l'unanimité

    Signé: P. Auguste Laporte..."

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    Souvenirs de Pierre-Aimé

    Pierre-Aimé Rondeau se souvient de cette époque, où le local occupé par la Caisse Populaire se trouvait dans la salle à dîner de la maison de ses parents, au 1861 Rang Sud. Dans ce temps là, il n'y avait pas de joli comptoir, de bureau du directeur, de guichet automatique ou d'entrée électronique: le client passait par la porte de côté, la même qu'utilisait la famille, traversait la salle à manger et se rendait à l'avant de la maison, à une table spécialement réservée aux transactions.

    De plus, on pouvait se présenter à toute heure du jour, du soir ou de la fin de semaine et on était sûr d'obtenir les services souhaités de la Caisse, même si on était parfois un client couche-tard, arrivant toujours vers 22h30 pour jaser jusqu'à minuit. Lorsque la mère de Pierre-Aimé voyait venir un de ceux-là au loin, elle éteignait les lumières: " Cette fois-ci, on se couchera plus tôt! " disait-elle.

    Les procès-verbaux relatent que ce n'est qu'en 1945 que des heures d'ouverture ont été établies: 9 heures AM, 4 heures PM, dimanche 1 heure après la grande messe, samedi fermé.

    Ce que les procès-verbaux ne disent pas, mais dont Pierre-Aimé se souvient, c'est qu'on expédiait assez rapidement les séances de la Commission de crédit pour jouer une partie de cartes chez Oscar. Il y avait également l'Abbé Rouleau qui prenait plaisir à inspecter les livres du fonctionnement de la Caisse pour profiter d'un bon dîner chez Marie, la femme d'Oscar, qui lui préparait un de ses bons repas... toute honorée qu'elle était que l'Abbé Rouleau ait choisi sa table!

    M. Rondeau se rappelle aussi que durant la première année d'existence de la Caisse, le vicaire Malo transportait l'argent tous les soirs jusqu'au coffre-fort du presbytère et le ramenait à la Caisse le lendemain matin. Ce n'est qu'à la réunion des administrateurs du 10 février 1941 qu'on discuta de la nécessité d'acheter un coffre-fort. D'ailleurs, à cette rencontre il fut aussi question de la possibilité de donner un salaire au gérant, jusqu'alors bénévole, mais ce n'est que le 3 décembre 1942 qu'il est proposé de donner à M. Oscar Rondeau un salaire de 150$ pour l'année 1941-1942.

    Durant la période où la Caisse ne possédait pas de coffre-fort, Pierre-Aimé allait chercher de l'argent à la Banque Canadienne Nationale de St-Félix-de-Valois, vu qu'il s'y rendait de toute façon pour y vendre ses oeufs et en rapporter de la moulée, avec sa voiture et son cheval. Il m'a raconté qu'un jour, sûrement grâce à sa présence d'esprit, il a évité de justesse que trois gars, à l'air louche et prétextant une panne d'automobile, ne lui volent le magot!

    Oscar, le père de Pierre-Aimé, était gérant et Lucie, sa soeur, tenait la Caisse. Quand Lucie s'est mariée, la Caisse a nommé un autre gérant.

    Souvenirs de Mado

    À travers ces "trésors d'histoire", on apprend qu'en mars 1946: "... Proposé par Georges Denis, appuyé par William Dubeau que le gérant soit autorisé à acheter une arme à feu au nom de la Caisse Populaire et qui en sera propriétaire...", et qu'en juillet de la même année: "... que M. Maurice Ferland soit nommé secrétaire gérant et directeur et résolu que Mlle Madeleine Laporte est reconnue assistante du secrétaire gérant...". "... Dans notre paroisse de 20 familles, nous avons maintenant 203 sociétaires...". "... Et nous commencerons notre huitième année sociale avec des réserves au montant de 1,331.58$...", on y lit aussi qu'en août 1947: "... que le salaire de la secrétaire Madeleine Laporte soit augmenté 540,00$ par an et qu'en considérant ce prix, si le gérant dans un avenir rapproché cédait ses fonctions la secrétaire, le salaire resterait le même..."

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    Construction de la première usine Dubeau & Frère en 1946.

Famille Dubeau

    photo Jules Dubeau est né le 29 avril 1916 à St-Norbert. Il fait ses études chez les clers de St-Viateur de Berthierville. Après son cours commercial, il travaille avec son frère William à la coupe de bois. Au fil des ans, ils acquièrent plusieurs terres à bois.

    En 1932, il fonde avec William la compagnie Dubeau et Frère, en 1939, ils font l'acquisition d'une usine désaffectée à Ste-Élisabeth: Pelland et Frère. Puis les deux frères décident de faire bâtir une usine à côté de la maison paternelle en 1946 à Saint-Norbert. C'est la construction de la première usine pour la fabrication de bois de plancher en bois franc.
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    Contruction d'une école moderne en 1956.

Quelle joie de fêter Noël dans la nouvelle école!

    photo C'est l'euphorie d'une nouvelle page d'histoire. Les chroniques détaillent les mille et une commodités de l'édifice moderne, elles mentionnent que les plinthes et les escaliers en chêne, don de Dubeau et Frère, contribuent à la beauté de l'école. Les religieuses organisent une fête de reconnaissance: les élèves présentent une soirée de chants et saynètes, où sont invités prêtres, commissaires, parents. La vieille "bicoque" comme on l'appelle, ne tarde pas à être démolie. Dès le début de mars, elle tombe sous le pic des démolisseurs. La bénédiction de la nouvelle école a lieu le premier décembre 1957, sous la présidence de Monseigneur J. A. Papineau. Depuis 1962, l'école porte le nom de Sainte-Anne. Notre école demeure accueillante et propre grâce aux bons soins que lui apportent Isabelle Guilbeault, Émile Rocheleau, Richard Dauphin et plusieurs autres par la suite.

    Les mouvements étudiants, créés dans l'ancienne école, s'intensifient dans la nouvelle avec la croissance de l'Action catholique spécialisée. La J.E.C. essaie de former des leaders chrétiens parmi les élèves des classes avancées. La Croisade enrôle les plus jeunes sous la devise "Prie, Communie, Sacrifie-toi, Sois Apôtre". Le cercle missionnaire est aussi très actif et fait campagne une fois par année, il clôture ordinairement la semaine des Missions par un spectacle où chaque classe a sa partition. Le patriotisme est cultivé, on érige une croix dans la cour du couvent en l'honneur de Jacques Cartier, on fête Dollard, on travaille à épurer le langage. Qui ne se souvient pas des fameux jetons du bon parler?


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    Modernisation du village en 1976.

Un village moderne

    photo Le village subit des changements profonds en 1976. Le Ministère des Transports projette l'élargissement de la Rue Principale. En outre, presque tous les propriétaires ont signé une pétition demandant la confection des trottoirs ce que le conseil a accepté dès la fin de 1974. Dans le but évident d'éviter des dépenses inutiles dans le futur, il serait logique de doter le village d'un égout sanitaire public et d'un étang aéré pour recevoir les eaux usées. Après consultation des villageois et du Ministère des Transports, le projet se concrétise. Certaines maisons sont déplacées et rénovées dans le village même et sur le Chemin du Lac (347). Cette route subit une cure de rajeunissement: les pentes sont amenuisées par dynamitage du roc, des courbes sont redressées, son emprise est élargie. Des travaux qui dureront quelques années pour se terminer en 1979. La route 347 deviendra ainsi plus sécuritaire, en particulier une certaine courbe connue sous le nom de "détour à Sicard" parce qu'elle était effectivement située en face du domicile de monsieur Henri Sicard. Chaque été, surtout lors des fins de semaines, on rapportait des accidents souvent mortels dans ce virage brusque.

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    Naissance du petit journal Le récréatif en 1983


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    Fraternité du 150e de Saint-Norbert (1998).

Que la fête commence!

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      (M.L.) En 1998, Saint-Norbert soulignera dignement son 150e anniversaire de fondation. Le coup d'envoi des festivités aura lieu le dimanche, 16 novembre prochain, par une journée d'activités bien remplie.

      En entrevue à l'ÉCHO vendredi dernier, le président des Fêtes du 150e de Saint-Norbert, M. Michel Rocheleau, a dévoilé les grandes lignes de cette journée. Sur le coup de 10 heures, il y aura une célébration eucharistique célébrée par Mgr Gilles Lussier, à l'intérieur d'une église décorée aux couleurs du 150e. Durant la cérémonie, on présentera le logo officiel des Fêtes réalisé par Anne-Marie Robert, ainsi que la chanson thème du 150e, sur des paroles et une musique de Jean-Pierre Gagnon. Suivra un vin d'honneur et un grand buffet à la salle municipale, auquel sont conviées les personnes ayant concrètement participé à la confection de l'album souvenir du 150e de Saint-Norbert. Dans cette veine, vers les 14h, on dévoilera, en grande pompe, l'album en question (vendu au coût de 50$), riche en souvenirs photographiques et en anecdotes sur la petite histoire de Saint-Norbert. On y joindra gratuitement un calendrier 1998 avec de magnifiques illustrations de Saint-Norbert, réalisées par les artistes Micheline Guérard et Jacqueline Brochu. Le grand public pourra se joindre à la rencontre à compter de 15h30. Michel Rocheleau a par ailleurs indiqué que diverses activités prendront place tout au cours de l'année 1998 afin de marquer les 150 ans de Saint-Norbert. Notons à ce chapitre une pièce de théâtre historique, une journée retrouvaille, un rallye automobile et un concert de la Chorale du 150e formée tout spécialement pour l'occasion. "Ce sera une belle année pour les gens de Saint-Norbert" a résumé M. Rocheleau. "C'est le moment de se retrouver et de se rappeler notre passé, tout en regardant vers l'avenir".

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